mercredi 2 décembre 2009
bien à vous
mardi 1 décembre 2009
La famille McAdam
Format : 20x15cm
quadrichromie
Prix de vente TTC : 12€
Les illustrations, inspirées par les vielles affiches de spectacle, sont réalisées en eau-forte et sont agrémentées par des contes très courts qui retracent l’expérience de chaque personnage.

La puberté, autant dire que c’est une sale période, surtout quand la nature s’acharne. Imaginez, une jolie petite blonde, à la cambrure aguicheuse et au sourire digne d’une pub pour le dentifrice... vous visualisez? Et bien, vous n’y êtes pas du tout. Olga c’est la copine, celle qui est un peu trop grande et désespérément trop maigre. Comme les autres filles de son âge, elle aurait aimé voir sa poitrine pousser, mais c’est une barbe qui vint à la place. On ne l’a plus revu à l’école, la cagoule n’était pas à la mode.
Boite de thé
Prix de vente : 6 euros
Il était 17h13 lorsque le Baron trouva la corde adéquate, à savoir, une corde fort bien tissée et agréablement duveteuse. Lorsqu’il rentra de la remise, sa merveilleuse trouvaille sur l’épaule, le thé était servi dans le petit salon. Il s’empara d’une tasse qu’il remplit, et emprunta l’escalier jusqu’à son bureau.
Il avait beau être un grand amateur de voile il se révéla bien médiocre dans l’art des nœuds marins. Il lui fallut plus d’un quart d’heure pour confectionner un nœud coulant digne de ce nom, et encore dix bonnes minutes pour fixer solidement la corde à une poutre.
« Un revolver aurait été tâche plus aisée » pensa-t-il en enfilant la corde « mais j’aurais ruiné la tapisserie », il la resserra comme une cravate.
Ses pensées vagabondèrent tandis qu’il se balançait comme une pendule. Il ferait un cadavre très élégant dans un environnement non moins distingué. C’est alors que les pieds du baron cognèrent contre sa tasse à laquelle il n’avait pas touché et qu’il avait, chose surprenante de sa part, posée négligemment par terre. Le liquide se renversa et trempa son beau tapis d’Orient.
Quand on retrouva le corps du baron, son air désolé devint un mystère digne du sourire de la Joconde. Personne ne remarqua son regard figé bloqué sur la petite mare d’earl grey.
Ainsi finit le raffiné baron Sawyer.
The Last minute
Format : 14x14cm
Façonnage : dos carré collé
Couverture embossée
Quadrichromie.
Prix de vente TTC : 15€
The Last minutes est un livre de 10 nouvelles illustrées par des photographies, édité en 17 exemplaires. Chaque nouvelle porte le nom d’une jeune femme, et chaque jeune femme raconte les dernières minutes de leur vie. Les photographies illustrent les propos, souvent par série de 3 ou 4.
“It was an evening like any other. Cold, not many customers, and a desire to escape from it all by running away. Far from here, far from this life and all this bloody mess.
The guy scared me: his limp, his weasel head, the slash in the middle of his face; he really looked odd. But when he shook those fifty pounds notes under my nose, I didn’t quibble.
He didn’t want to do “it” in my truck so I followed him. He walked next to me. Suddently, roughly, he threw me against a tree. I strated to howl. I had been right to be afraid of him. All his rage, his hate and his violence poured over me. It was like a cyclone. A true massacre.
I can’t have been very pretty after that squall.
My body was useful for nothing now.
I will avenge him in Hell.”
"I was far from imagining that she was bloodthirsty and hysterical."
"I went to join the forgotten objects which were drowned, in the depths of the ocean."
"My Gog! What is he going to become without me?"
Collection "L'heure du Thé"
Le numéro un de la collection, intitulé « La recette », est une nouvelle d’Hugues Fléchard, que j’illustre, et dans laquelle deux vieilles dames se disputent la première place au concours de gastronomie de leur village.
Les histoires sont courtes et développent un univers familier, souvent cliché, qui se désintègre pour faire place à des situations burlesques et inattendues, et qui réexploite le comique de chute. J’aime jouer avec les apparences, et lorsque j’ai parlé de ce projet à Hugues (scénariste) il a tout de suite vu où je voulais en venir. Je voulais que dans le dessin comme dans le texte s’établisse une ambiance calme, aux tonalités douces pour ensuite mieux les mettre à sac. Dans l’illustration j’utilise des couleurs pastel et des « motifs de grand-mère ». Les petites vieilles de l’histoire sont semblables à beaucoup d’autres grands-mères parfumées à la violette et buveuses de thé, jusqu’à ce que l’histoire se bouleverse.
L'Invité et autres petites indiscrétions

Deux personnages, seuls dans leur appartement respectif, ne se connaissent pas. Seul le garçon, grâce à une brèche dans son mur, peut voir chez sa voisine, une vieille dame aux habitudes quelque peu décalées. Il rompt avec sa solitude en l’espionnant et découvre une personne hors du commun. Une sorte d’amitié à sens unique se fonde alors. Seulement, un jour, un invité inattendu fait son entrée chez la vieille dame : la Mort. Nous assistons donc à un dialogue entre ces deux dernières. La mort n’apparaît pas comme un être effrayant et macabre mais plus comme un personnage esseulé, fatigué par le poids de son image d’oiseau de malheur. Elle trouve un peu de réconfort auprès de la vieille dame qui lui offre du thé et lui parle sans la craindre.
lundi 30 novembre 2009
Présentation et univers
La démarche de Pudding est de donner à voir un univers, une esthétique et un savoir-faire.
Marine développe un univers corrosif à l’humour souvent macabre. Elle aime les figures de malfrats, de petites frappes, et surtout jouer avec leur image. Il ne faut pas s’étonner lorsqu’elle s’endort sur un oreiller sérigraphié à l’effigie de Mesrine ou lorsqu’elle joue au jeu des 7 familles et qu’elle demande : « dans la famille Nazi, je voudrais Hitler ». Elle a pris pour parti le second degré et se passionne pour les fait divers. Elle détourne les clichés de notre société pour en faire des pièces délicieusement décalées.
Elodie est la rêveuse du groupe. Son univers, plus tendre, est souvent empreint de mystère et de fantaisie. Elle s’inspire de contes anciens et mythologiques pour créer ses personnages et ses histoires.
Quand à moi, j’ai toujours été intriguée par la figure humaine, en particulier par l’attitude, l’originalité et les différences que certaines renferment. J’aime mettre en scènes des situations dans laquelle la réalité côtoie le rêve et l’imaginaire. Les personnages de mes histoires sont livrés à des destins décalés et souvent funestes. Je souhaite développer un univers énigmatique et burlesque proche de l'humour anglais. Mes personnages évoluent dans la sphère de la banalité de laquelle j’extraie des bribes d’existence leur donnant ainsi un goût d’extraordinaire.
dimanche 29 novembre 2009
naissance du projet
Au départ je n’avais que mes travaux, et petit à petit, je me suis dit «pourquoi ne pas demander à d’autres personnes d’y apporter les leurs ?» J’ai tout de suite pensé à deux amies rencontrées aux Beaux-art : Marine Broussaud et Elodie Coulon. La première est photographe, la seconde illustratrice. Elles ont avec moi ce point commun d’aimer le travail fait à la main et minutieux et nous partageons une fascination pour l’humour noir et les histoires décalées.









